Le terme « prête-nom » désigne une personne qui accepte d'apparaître officiellement comme titulaire d'un compte, d'un bien ou de parts sociales, alors que le bénéficiaire réel est un tiers resté dans l'ombre. Ce guide en explique le cadre légal et les risques, à titre strictement pédagogique.

Cadrage

Keyston Pale ne propose ni ne facilite aucune mise en relation avec des prête-noms, sous quelque forme que ce soit. Ce contenu est uniquement informatif et vise à protéger nos lecteurs d'un risque juridique réel.

Sommaire
  1. Définition d'une convention de prête-nom
  2. Un cadre légal très restreint
  3. Les risques encourus, pour les deux parties
  4. Le renforcement des règles sur le bénéficiaire effectif
  5. L'alternative conforme et durable
  6. Questions fréquentes

Définition d'une convention de prête-nom

Une convention de prête-nom consiste à faire apparaître une personne — le prête-nom — comme titulaire officiel d'un actif, d'un compte bancaire ou d'une fonction, alors que le contrôle réel et le bénéfice économique appartiennent à une autre personne, qui souhaite rester non identifiée.

Une convention de prête-nom n'est pas nécessairement illégale en elle-même dans certains contextes civils très limités et encadrés (par exemple certains montages patrimoniaux familiaux transparents et déclarés). Elle devient en revanche une infraction caractérisée dès lors qu'elle vise à dissimuler l'identité du bénéficiaire effectif à des fins de fraude fiscale, de blanchiment de capitaux ou de contournement d'une obligation légale quelconque — ce qui représente la très grande majorité des situations où ce terme est recherché.

Les risques encourus, pour les deux parties

Les deux parties à la convention — celui qui prête son nom et celui qui en bénéficie réellement — s'exposent à des poursuites pénales et civiles lorsque la convention sert à dissimuler la réalité économique d'une opération. Le prête-nom, souvent perçu à tort comme un simple intermédiaire sans risque, peut se retrouver personnellement responsable des dettes, des infractions ou des conséquences fiscales liées au compte ou au bien qu'il porte officiellement.

Le renforcement des règles sur le bénéficiaire effectif

Les régulateurs internationaux ont considérablement renforcé, ces dernières années, les obligations d'identification du bénéficiaire effectif des comptes bancaires et des sociétés. Les banques sont désormais tenues de remonter au-delà du simple titulaire apparent pour identifier la ou les personnes physiques qui contrôlent réellement les fonds, rendant les montages de prête-nom de plus en plus détectables et donc risqués.

L'alternative conforme et durable

Un compte personnel ouvert directement en votre nom propre, dans une juridiction adaptée à votre situation et avec une origine des fonds clairement documentée, reste la seule voie réellement durable. C'est cette approche que nous accompagnons systématiquement chez Keyston Pale.

Foire aux questions

Oui. Le fait de ne pas avoir personnellement bénéficié des fonds ne protège pas nécessairement le prête-nom des poursuites, notamment lorsque son rôle a permis de dissimuler une fraude ou un blanchiment.

TL
Thomas Lindqvist
Responsable conformité
Supervise la conformité des dossiers chez Keyston Pale et veille à ce que chaque accompagnement respecte le cadre réglementaire applicable.